A l'école du cubisme

L’art accessible à tous, à travers l’exposition de ses oeuvres et les ateliers qu’il anime, telle est la devise de l’artiste que nous avons rencontré à la médiathèque dans le cadre de cette animation. Cambrésien d’adoption, Fabrice Warin se défend en effet de vouloir tirer profit de son talent et se tient éloigné des galeries.

Depuis l’interruption de ses études secondaires, entre ses débuts dans l’hôtellerie et son parcours professionnel dans le prêt à porter, son aptitude pour le dessin est longtemps restée son jardin secret. Certes, avec un père lui-même passionné par la peinture, et une soeur issue de l’école des beaux-arts, il a bénéficié d’un environnement artistique que ses études musicales au Conservatoire de Cambrai – il joue de la clarinette et de l’accordéon – n’ont fait que renforcer.

Mais c’est plus récemment, depuis qu’il est en pré-retraite, qu’il a pu donner libre cours à son talent, en s’inspirant du modèle cubiste, comme on a pu le découvrir à travers les dessins exposés, dans l’imbrication des formes géométriques et l’explosion des couleurs, à l’image des Miro-Picasso ou Dali qui sont ses maîtres et dont il explique la technique lors de ses ateliers. Son « Château des artistes » en est une parfaite illustration, tout comme ses portraits de clowns et cette « Fête foraine » où l’on retrouve le monde du cirque qui inspirait déjà son père.

Une exposition qui a attiré de nombreux amateurs d’art et une initiation aux techniques de dessin (aux crayons gras estompés et feutres souples) qui générera peut-être d’autres talents !