Au rendez-vous de l'art

Dès qu’il accède à la salle des fêtes du Tordoir, le visiteur est accueilli par un premier échantillon du savoir-faire des artistes, en lien avec la nature, sous la forme très esthétique d’arbres stylisés (Club Desbrosses) ou de structures intemporelles (Marie-Fleurs), Et ce ne sont pas les portraits à la craie d’art de Géraldine Ribaut qui a déjà exposé à Paris, ou les lampes originales de Mano et Denis Duquesnoy, spécialistes du travail sur zinc, qui démentiront cette impression que « l’art est partout ».
Plus loin un panneau nous rappelle qu’à la manière de Matisse la gravure sur lino fait naître d’autres talents, comme en témoignent aussi les aquarelles du « jardin merveilleux » de Claire Denis ou les peintures de Bruno Petit (Les Cottages). Si le visiteur poursuit son chemin autour de la salle, il s’aperçoit que l’expression artistique peut revêtir d’autres formes toutes aussi variées, à travers des objets en grès numérotés à l’infini (Anne-Marie Bruneau), des bois sculptés par un tourneur sur bois (Patrick Matelski), le kaléïdoscope d’un graphiste sur photos (Stéphane Tribout), d’autres grès émaillés décorés au crin de cheval (Josiane Sené), ou les cadres eux-mêmes quand les toiles sont magnifiées par un designer d’encadrement (Dominique Watteeuw).
Et la scène n’est pas trop grande pour accueillir les oeuvres du Moulin Lamour à Briastre, ou les marines sous plexiglass de Charlotte Semin. Plus discrète mais tout aussi talentueuse, Michèle Desaulty nous montre comment l’art peut sublimer l’étoffe en reconstituant les éléments décoratifs des monuments cambrésiens. Un peu plus loin on trouve encore les compositions en forme de cactus de Véronique Hequet-Grotard, d’autres objets en céramique de Nicole Roussel, et d’élégantes figurines en tissu confectionnées par Ghislaine Parent, sans parler des verres peints thermo-formés par Evelyne Marliot au Musée du Verre de Sars-Poteries, ou des portraits de Claude Lannoy imitant parfaitement ceux des grands peintres du Musée de St Quentin.

Après avoir évoqué le souvenir de leurs deux camarades morts pour la France, le sous-lieutenant François-Xavier BLACK et le sergent-chef André VASSEUR, à qui elle est dédiée, Michel DEZ invitait les personnalités présentes à se joindre à lui pour remettre la médaille fédérale à plusieurs membres* de la section locale des ACPG comme symbole de la reconnaissance officielle de leur dévouement patriotique.