Le triomphe de Robin des Bois.

Après quinze ans de séparation, la fière Marianne retrouve son archer préféré et tous ses compagnons d’armes, pour faire triompher l’amour et libérer le peuple du joug de leur tyran. Après Le Roi soleil, Cléopâtre, Mozart, Dracula ou encore 1789, les comédiens de la Cie Temps danse s’attaquent ici avec talent au mythe légendaire de Robin des Bois et aux chansons inoubliables de la comédie musicale, dans une mise en scène originale, avec leurs propres chorégraphies et costumes. Un spectacle musical déjà plébiscité par d’autres communes du Cambrésis que le public raillencourtois a découvert avec beaucoup de plaisir et d’admiration.
Non seulement leur belle histoire d’amour s’est terminée sous les feux de la rampe par un double mariage, celui de Marianne et Robin comme de leur fils Adrien avec la douce Bédélia, mais encore l’ovation du public est-elle venue récompenser les efforts de l’équipe du Club de loisirs qui avait bien voulu se lancer dans cette aventure. Car le défi était double, accueillir la troupe très nombreuse de Robin sur la scène quelque peu agrandie par les « machinistes » de la commune, et faire venir autant de personnes, guère habituées à ce genre de spectacle, pour y voir une grande comédie musicale.
Un succès qui doit beaucoup à la réputation de la Cie Temps Danse, dont certains de nos adjoints avaient pu apprécier le talent lors de l’avant-première, et qui ne s’est pas démenti auprès de notre public. L’énergie et l’enthousiasme communicatif des comédiens et danseuses, la parfaite synchronisation de voix et des mouvements, la réalité pittoresque des décors et costumes ajoutée à la splendeur des éclairages et des effets spéciaux, auront largement contribué à emporter l’adhésion du public, malgré la moindre qualité de l’acoustique des lieux.
Et la narration elle-même, en alternant les scènes de liesse pour les retrouvailles de Robin et Marianne, les scènes plus violentes de l’enfermement de nos héros et de leur combat contre les sbires du sinistre shérif de Nottingham, jusqu’à la mort de Petit Jean et au bouquet final du double mariage, se trouvait rehaussée par les ballets, tantôt virils, tantôt gracieux, qui entouraient chacune de leurs interventions.
Un spectacle complet alliant théâtre, musique et danse pour le plus grand plaisir des 220 spectateurs, qui étaient ravis de pouvoir également « souper » lors de l’entracte, et ont souvent manifesté leur plaisir par leurs applaudissements, avant d’adresser aux acteurs lors du salut final une véritable « standing ovation ».