Ne les oublions pas !

C’est par ces mots maintes fois répétés tout au long de son discours que Michel DEZ a salué « l’engagement et le sacrifice » de tous ces soldats canadiens qui ont « donné leur jeunesse pour notre liberté ». En regroupant élus, porte-drapeaux et anciens combattants au Square des Canadiens inauguré le 8 octobre 2017 « pour le centième anniversaire de la libération », et devant la stèle érigée en leur honneur, le président des Anciens Combattants tenait à commémorer ce nouvel anniversaire en honorant à nouveau leur mémoire. Il en profitait pour nous replonger dans l’histoire de ces soldats du 44ème Bataillon d’infanterie de l’Armée canadienne qui ont permis de libérer nos communes du joug allemand les 28 et 29 septembre 1918.

Au total se sont 613 soldats en grande partie canadiens, québécois ou anglais qui sont tombés au champ d’honneur sur notre territoire, des héros à qui nous devons aujourd’hui de vivres libres. Ils sont inhumés et reposent pour l’éternité dans les cinq cimetières de nos deux communes :

au cimetière de Raillencourt
199 tombes ( 190 tombes canadiennes et 9 du Royaume Uni )

au cimetière de Cantimpré à Sailly lez Cambrai
225 tombes ( 223 tombes Canadiennes et 9 du Royaume Uni )
Le dernier soldat à y avoir été inhumé est le soldat Alexander JOHNSTON (le 25 octobre 2011)

au cimetière Drummond
91 tombes (82 tombes canadiennes, 6 du Royaume Uni, et 3 tombes allemandes)

au cimetière du Chemin de Bourlon
91 tombes (96 tombes canadiennes, 1 du Royaume Uni) et une tombe anonyme

au cimetière communal de Sainte-Olle
4 tombes ( 1 tombe du Canada et 3 du Royaume Uni)

En leur rendant hommage il y associait tous leurs frères d’armes tombés comme eux sur le sol français et qui reposent dans tous nos les cimetières militaires, comme nos 46 poilus, dont les noms sont gravés pour toujours sur nos deux monuments aux morts, à l’image de ces rosiers blancs qui refleurissent chaque année autour de l’érable, ou les 18 soldats de Sailly-lez-Cambrai, tous morts au champ d’honneur durant la première guerre mondiale. Et Michel DEZ achevait son discours avec la levée des couleurs en citant ce poème de guerre de John Mac Grac :
« Au champ d’honneur les coquelicots sont parsemés de lot en lot auprès des croix, et dans l’espace les alouettes, devenues lasses, mêlent leur chant au sifflement des obusiers »
Avant de déposer une gerbe au pied de la stèle et de conclure la cérémonie, Bernard de NARDA, maire, rendait hommage à son tour au « sacrifice de ces frères canadiens [venus] depuis l’autre côté de l’océan nous libérer jusqu’en mourir dans un acte immense et gratuit », en rappelant l’importance de leur souvenir.
« La mémoire collective, qu’elle soit canadienne ou française, est notre identité. Notre honneur aujourd’hui est de la préserver pour demain. »