Un festival de contes

En organisant chez nous ce micro festival dédié aux conteurs, les Scènes du Haut Escaut et la commune de Raillencourt Ste Olle ont privilégié le public scolaire et permis à tous les jeunes de 3 à 11 ans et plus, de profiter au moins d’un spectacle parmi les sept programmés le vendredi 1er mars dans « Le Conte’ Heure ».

  • Ainsi les plus petits ont pu découvrir, à travers les Z'Animos, ceux qui peuplent la mare où coasse la grenouille, le lion dévoreur de petite fille ou l'histoire de l'arroseur arrosé, mais aussi la fable plus exotique du singe et de la tortue, racontées et mimées par François Griffaut (Cie L'Artisserie).
  • D'autres enfants venus de nos deux écoles ont suivi les aventures de Tinto Loun et retenu leur souffle quand, bravant sa peur, le petit bonhomme devenu grand a osé affronter le loup au cours d'une mémorable partie de pêche au bord du canal. Et ils ont chanté ses exploits avec d'autant plus d'entrain pour accompagner Manuel Paris (Cie L'Artisserie).
  • Le dernier spectacle de la matinée à destination des CP était plus interactif encore, car en trois tours de manivelle de son Moulin à histoires, Cécile Perus a su captiver son jeune auditoire et les faire participer au fil de ses comptines, avant de leur faire entendre les chansons qu'elle interprète sur son orgue de barbarie (Cie L'Artisserie).
  • L'après-midi était réservé aux plus grands avec tout d'abord une conférence illustrée sur la migration des cigognes, qui a donné lieu à quelques échanges farfelus entre nos deux comparses et des démonstrations musicales propres à chaque pays traversé par leur jeune cigogneau - Avec Eric Navet aux percussions et Olivier Bitard en maître de conférences, pour cette prestation originale intitulée Nikita Kidum (Cie Mille et Une).
  • Le cinquième et dernier spectacle destiné au public scolaire s'inspirait d'un album « La galette des trois » qui raconte l'histoire de trois grands rois mégalomanes (à l'opposé de nos mages) rivalisant d'une folle ingéniosité pour se bâtir des palais toujours plus beaux et tenter par tous les moyens de décrocher la lune. Ce sont les Décrocheurs de lune, avec la conteuse Cécile Perus accompagné par Mike Varlet (bouzouki, mandoline, guitare)
Cinq spectacles pour quelque 180 élèves, tous ravis d’avoir pu écouter des histoires pleines de fraîcheur et de fantaisie, jouées et racontées par des artistes aux multiples facettes.
Changement de ton pour le public du soir, celui des ados venus nombreux des quatre coins du Cambrésis, avec deux autres artistes qui excellent chacun dans leur domaine :
  • La première leur contait l'histoire de cette jeune fille timide qui devient une bagarreuse, quand au hasard d'un coup de foudre transformé en « coup de boule » elle se perd dans le sombre univers de Barbe Bleue avant de redevenir maîtresse de son destin. C'est Barbe Blues avec Elodie Mora, une conteuse mais aussi une comédienne qui sait nous faire ressentir les tourments de son personnage (Cie Minus Théâtre)
  • Le second, c'est Eric Pintus, discrètement présent tout au long de cette journée, mais qui une fois sur scène est devenu complice de son auditoire pour leur raconter la quête désespérée de ce jeune berbère parti chercher fortune pour sa belle, et qui lui revient longtemps après mais tout empli de sagesse. Au-delà même de l'histoire c'est la maîtrise du langage qu'on remarque aussi chez l'interprète de Frères de fortune (Cie Mille et Une)

Une soirée donc qui augurait parfaitement le stage du lendemain, animé par Cécile Perus à partir d’une écoute-plaisir de ces histoires, pour apprendre à mieux les mettre en espace et savoir maîtriser le corps et la voix au service de l’imaginaire.

« Du plaisir d’écouter des histoires à celui d’en dire »